Une culture indispensable sur les terres inondables
Pour Christophe Dumergue, le choix du maïs est avant tout dicté par la nature de ses sols. La culture est implantée sur des terres inondables où il serait difficile de conduire d’autres espèces dans de bonnes conditions.
Au-delà de cette adaptation au terrain, le maïs constitue un véritable moteur économique pour l’exploitation. Cette culture présente également un intérêt agronomique majeur, car elle permet de diversifier les modes d’action des herbicides par rapport aux céréales d’hiver. Associée à une rotation adaptée, elle contribue ainsi à maintenir des parcelles propres et à mieux gérer la pression des adventices.
Intégrer le désherbage mécanique pour réduire les IFT
Les semis sont généralement réalisés à la fin du mois d’avril, après un labour suivi d’un passage de herse rotative.
Christophe Dumergue utilise également une bineuse, dont le passage est réalisé au plus près du rang. Ce choix s’inscrit dans une volonté de compléter la stratégie chimique et de réduire les IFT (indices de fréquence de traitement) de l’exploitation.
La stratégie de désherbage : l’enjeu de la prélevée
La stratégie repose principalement sur une intervention de prélevée. Si l’efficacité globale est jugée satisfaisante au fil des années, l’exploitant reste particulièrement vigilant vis-à-vis des graminées, et notamment de la sétaire, qui constitue la principale adventice problématique du maïs sur l’exploitation.
Il est donc essentiel de disposer d’une solution de pré-levée adaptée à la flore adventice présente dans chaque parcelle.
L’essai Maïstria : une modalité au cœur des travaux d’ADAMA
Sur le marché du maïs, ADAMA prépare l’arrivée de plusieurs nouveautés. Les premiers produits sont attendus à partir de 2027 en France.
Une dynamique que suit de près Christophe Dumergue, qui a notamment pu découvrir l’une des modalités actuellement travaillées par ADAMA.
Ces développements illustrent les investissements engagés par ADAMA pour poursuivre la construction de sa gamme maïs, avec plusieurs projets.
L’adaptabilité comme pilier stratégique
Parmi les caractéristiques attendues d’un herbicide, Christophe Dumergue place l’adaptabilité au premier rang de ses priorités.
Selon lui, disposer d’une large fenêtre d’intervention constitue un atout déterminant pour garantir la réussite du désherbage, en particulier dans un contexte où les conditions météorologiques deviennent plus variables et plus difficiles à anticiper.