· 08 octobre 2026 ·
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Une culture au service de l’autonomie alimentaire
Pour Sylvain Ludier, le maïs constitue avant tout une source d’énergie essentielle pour son troupeau. Sur les 7 hectares cultivés, environ 2 à 3 hectares sont dédiés à l’ensilage, tandis que le reste est récolté en grain. Ce maïs grain permet à l’éleveur d’atteindre une autonomie remarquable dans sa ration d’engraissement, fondée sur un mélange équilibré composé d’un tiers de blé, d’un tiers d’orge et d’un tiers de maïs grain.
Au-delà de son intérêt nutritionnel, le maïs représente une véritable sécurité fourragère. Grâce aux progrès génétiques réalisés sur les variétés, la culture parvient à maintenir un volume de récolte satisfaisant même lors des étés secs, garantissant ainsi l’alimentation du troupeau en toutes circonstances.
Un atout agronomique majeur
L’intégration du maïs dans la rotation des cultures (blé, orge, maïs) répond à des objectifs agronomiques précis. En tant que culture de printemps, il permet de rompre efficacement le cycle des adventices entre deux cultures d’hiver. C’est également le moment privilégié pour valoriser les apports de fumier issus de l’élevage, optimisant ainsi la fertilisation organique de l’ensemble de l’exploitation.
Un itinéraire technique de précision
L’itinéraire technique est piloté avec précision :
- Préparation : apport de chaux et de carbonate pendant l’hiver, suivi de l’épandage du fumier et d’un labour au mois d’avril.
- Semis : réalisé par un entrepreneur avec un engrais localisé sur le rang afin de favoriser le démarrage de la culture.
- Innovation : Sylvain Ludier utilise un biostimulant, un produit stimulant le développement racinaire en profondeur afin d’aider la plante à mieux résister au stress hydrique.
- Entretien : au stade « genou », un passage de bineuse est associé à un apport de 200 kg d’urée. Cette intervention permet de casser la croûte de battance du sol et de favoriser une croissance rapide du maïs.
Maîtrise du désherbage et essai Maïstria
La stratégie de désherbage repose principalement sur la pré-levée. Si certaines adventices, comme le liseron ou le datura, nécessitent une vigilance particulière et parfois un rattrapage ciblé, la flore adventice classique reste globalement bien maîtrisée.
Dans le cadre d’un essai mené avec ADAMA, Sylvain Ludier a pu découvrir une modalité travaillée par ADAMA sur une parcelle dédiée.
Cette expérimentation vient s’inscrire dans une dynamique plus large autour du développement de la gamme maïs d’ADAMA, avec plusieurs projets en préparation et de premières nouveautés attendues à partir de 2027 en France.
