Adulte : petit coléoptère noir de 1,5 à 2,5 mm de long au corps ovale. Sa cuticule est noire brillante, avec des reflets métalliques verts parfois bleutés. Il possède des antennes et des pattes noires courtes.
Stade larvaire : mesure environ 3,5 à 4 mm, de couleur claire. Elle est couverte de poils épars.
On les observe principalement en bordure de champ et sur les boutons floraux car ils se nourrissent du pollen. Les stades sensibles sont du stade boutons accolés à boutons séparés.
Il est important de savoir qu’il est plus facile de repérer les méligèthes lorsque les boutons sont visibles : stade boutons séparés. Au stade boutons accolés, ces ravageurs sont dissimulés sous les feuilles terminales ce qui rend leur détection plus difficile.
Les attaques causées par les méligèthes sont considérables au stade boutons accolés. Les adultes pour atteindre les étamines perforent les boutons fermés, endommagent le pistil et provoquent l’avortement des fleurs. Ces boutons floraux peuvent jaunir, flétrir et tomber prématurément. En forte pression méligèthes, des pertes peuvent atteindre jusqu’à 80% du rendement si la population est élevée.
Le colza possède une forte capacité de compensation. Pour qu’elle puisse pleinement s’exprimer, les critères de décision visent à maintenir la population de méligèthe à un niveau acceptable sans pour autant les éradiquer. Le risque est important si le colza n’est pas vigoureux en sortie d’hiver, si les conditions environnementales sont défavorables aux compensations, si l’on observe une forte pression méligèthes et si les attaques sont précoces. Il est donc essentiel de prendre en compte l’état du colza et le nombre moyen de méligèthes par plante avant d’intervenir.
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Quand intervenir ? |
Nombre de méligèthes / plante |
Etat de la culture |
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Stade boutons accolés (D1)
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1 méligèthe |
Colza pas vigoureux en sortie d’hiver |
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Stade boutons séparés (E)
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2 à 3 méligèthes |
Colza pas vigoureux en sortie d’hiver |
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Stade boutons séparés (E)
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6 à 9 méligèthes |
Vigoureux |
Les principaux facteurs qui favorisent les attaques :
Le comptage en bordure et les méthodes de piéage ne sont pas suffisants. Ils ne permettent que de détecter leur présence. Pour déterminer le nombre réel de méligèthes par plante, il est recommandé de prendre un échantillon représentatif (5 x 5 plantes consécutives, d’après Terre Inovia) puis de calculer la moyenne ou le pourcentage de méligèthes.
Au semis, il est possible de mélanger 5 à 10 % d’une variété à haut potentiel de rendement et très précoce avec la variété principale. Les fleurs précoces attirent les méligèthes et leur fournissent le pollen qu’ils recherchent, réduisant les attaques et la destruction des boutons floraux de la variété d’intérêt.
Au champ, il est essentiel de ne pas confondre présence et nuisibilité. Le colza possède une forte capacité de compensation qui lui permet de supporter les dégâts sans que cela n’affecte significativement le rendement. Une intervention n’est justifiée que lorsque la pression atteint le seuil critique.
Il est déconseillé d’intervenir au stade floraison dès l’apparition des premières fleurs car la ponte des adultes et le développement des larves ne provoquent pas de dégâts à la culture.
La pression des méligèthes est très variable selon les années, les régions, les conditions climatiques et l'état du colza. Il s’agit des fortes attaques et des attaques les plus précoces, notamment au stade boutons accolés, qui sont les plus préjudiciables. Elles se traduisent par le flétrissement, le jaunissement et l’avortement des fleurs.
Il est possible de confondre les méligèthes avec d’autres ravageurs mais ces derniers présentent des symptômes caractéristiques et ont un comportement qui leur est propre : ils percent les boutons floraux pour se nourrir du pollen.
Il n’existe pas de méthode la plus efficace. Il est essentiel de garantir une bonne implantation, d'assurer une bonne vigueur, et de surveiller les périodes à risque. En présence de méligèthes, il est recommandé de compter le nombre d’insectes par plante et d’intervenir au seuil de nuisibilité pour raisonner vos interventions.
La présence des auxiliaires joue un rôle essentiel dans la régulation des ravageurs. Parmi eux on retrouve les carabes, les staphylins et les hyménoptères qui parasitent les larves de méligèthes. Cependant leur rôle est variable selon la pression des populations de ravageurs.
Au semis, il est crucial de bien choisir sa variété et d’assurer une bonne implantation pour une levée rapide et homogène. Il est recommandé de privilégier des semences hybrides qui offre une bonne vigueur, un démarrage rapide et un fort potentiel de rendement. Un colza vigoureux pourra mieux compenser les dégâts et réduire l’impact sur le rendement.
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