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Maladie de l'orge : les 3 traitements pour lutter contre la maladie

Alexis Rosse, céréalier dans l'Eure-et-Loir, partage son expérience concernant la protection fongicide de ses orges. Témoignage.

 · 02 décembre 2022 · 

5 min

Les maladies de l'orge et leur impact :

Les maladies de l'orge, telles que l'oidium, les diverses rouilles (jaune et brune), la fusariose, la rhynchosporiose, le piétin-échaudage et l'helminthosporiose, peuvent gravement affecter les champs d'orge en réduisant à la fois le rendement et la qualité des grains. Ces pathologies entraînent des symptômes variés, allant des taches sur les feuilles à la pourriture des racines et des tiges, compromettant la vigueur des plantes et limitant leur capacité à produire des grains sains. La présence de mycotoxines produites par certaines de ces maladies pose également des risques pour la sécurité alimentaire. Les stratégies de gestion intégrée, comprenant la rotation des cultures, la sélection de variétés résistantes, et l'application ciblée de fongicides, sont essentielles pour les agriculteurs afin de protéger leurs cultures et de maintenir la productivité.

 

Retour d'agriculteur de Alexis : 

La ferme d’Alexis est située entre Dreux et Chartres (28), dans la petite région agricole du Thymerais. L’orge d’hiver fourragère est historiquement présente sur l’exploitation. Déjà, du temps de son père, cette céréale rentrait dans la composition de la ration des bovins à l’engraissement. Alexis a continué sur la lancée, en semant environ 30 hectares chaque année. Mais aujourd’hui, il les surveille comme du lait sur le feu. Et pour cause : là où son père ne faisait qu’un passage de fongicide par campagne, aujourd’hui, il doit en mettre en place jusqu’à trois pour protéger son potentiel récolte. Le changement climatique est passé par là, modifiant le cycle de l’orge et la rendant plus sensible aux pathologies.

« Côté météo, chez nous aussi, les choses évoluent : c’est plus humide et plus chaud aussi. Depuis deux ans, on n’a quasiment pas eu d’hiver ce qui est favorable à la conservation des agents contaminants des chaumes des cultures précédentes. La rhynchosporiose peut se montrer particulièrement préjudiciable. Mais l’helminthosporiose est aussi présente chez nous.  Sans programme fongicide adapté, et si l’on n’intervient pas suffisamment tôt, on peut perdre jusqu’à 10-15 quintaux en année de forte pression. Il est capital de surveiller l’orge aux stades sensibles. Car même si les variétés sont désormais plus tolérantes aux maladies de l'orge, les choses peuvent aller très vite. Ça s’emballe et après, c’est trop tard. »

Il continue : « Le risque est là, dès le début, même si les symptômes ne sont pas visibles. Les attaques de maladie dès le stade première feuille peuvent réduire la récolte de 2, voire 3 quintaux. On a toujours respecté les seuils d’intervention. Mais à présent, cela ne suffit plus. Pour éviter que les maladies s’installent, nous intervenons quasi en préventif, avant même les premiers symptômes. Car quand il y a le feu, on ne peut plus l’arrêter. À présent, avec des risques d’attaque à la hausse, on suit cette stratégie chaque année. »

« Cette année, j’ai observé une pression helminthosporiose forte et une pression rhynchosporiose  moyenne, notamment sur une parcelle en bordure de bois, sans doute plus humide. Heureusement, je suis intervenu tôt. Je suis les conseils de mon Ceta qui nous propose des programmes ad hoc pour nos orges. Pour nous, l’objectif est le maintien du potentiel récolte. On suit donc leur feuille de route. Si mon père ne faisait qu’un traitement, nous sommes passés à deux il y a une dizaine d’année et à présent, on peut aller jusqu’à trois traitements si besoin, pour bien couvrir l’ensemble du cycle des maladies. Le stade dernière feuille étalée est capital. Aujourd’hui, cultiver de l’orge revient cher en termes de protection, pour maintenir les rendements. Mais au moins, avec cette stratégie, on est serein. »

Pour le premier traitement, au stade un nœud, Alexis associe une triazole avec une pyrimidine. Pour le second, à dernière feuille étalée, il a recours à une SDHI. Et si besoin, il refait un passage avec une triazole. « Jusqu’à présent, je n’ai pas rencontré de phénomène de résistance. Le programme validé par notre Ceta fonctionne très bien et présente l’avantage de tenir la route aussi côté économiqueNous avons enregistré 89 quintaux/ha de rendement en 2022 pour nos orges fourragères, malgré une pression maladies importante. »

Alexis le reconnaît, pas toujours simple de reconnaître les maladies dont les symptômes au champ sont assez proches. « Généralement, je parviens à les distinguer, mais je ne suis pas aussi calé que nos techniciens. Aussi, le système de chambre climatique « RAMUDETECT » proposé par Adama au moyen d’une simple bouteille m’a vraiment plu. Il est facile à mettre en œuvre et cela permet vraiment de trancher. Sans compter que ce système que je ne connaissais pas permet de différencier les attaques de champignons pathogènes de simples taches physiologiques, sans gravité, qui peuvent apparaître sur le feuillage de nos orges. Cela évite des erreurs et permet de déclencher les traitements à bon escient. Il s’agit d’une excellente aide à la décision ! »

Ramu detect traitement orge

 

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