Comment décider de sa date d’arrachage ? Arracher trop tôt les betteraves à sucre peut faire perdre une partie de la croissance automnale. Mais trop attendre, c’est prendre le risque de conditions météorologiques plus compliquées et d’arracher dans des mauvaises conditions. La tare terre risque aussi d’être plus élevée. Dans les zones humides ou dans les terres drainées à tendance argileuses, il est déconseillé d’arracher au-delà du 15 novembre.
L’ITB, Institut technique de la betterave a développé un OAD gratuit, Silobet, qui aide à déterminer la fenêtre de dates optimales en fonction de la date d’enlèvement prévue et du contexte pédoclimatique de la parcelle.
L’arrachage doit être le moins agressif possible pour préserver l’intégrité physique des racines. Il faut donc être vigilant aux points de réglage de la machine, comme la pression des pneus, le réglage de l’effeuilleuse et des scalpeurs, la position du bâti, les tables à rouleaux et tapis, les turbines et le système de guidage.
S’agissant de l’effeuillage et du scalpage, l’ITB recommande moins de 20% de betteraves avec pétiole et moins de 10% de betteraves trop décolletées. Pour y parvenir, la hauteur de travail du rotor de l’effeuilleuse doit être réglé au niveau des betteraves les plus émergentes. Et il est conseillé de garder une vitesse de travail de 5 km/h pour réaliser un travail de qualité. L’homogénéité des plantes à l’échelle de la parcelle va aider à atteindre cet objectif.
Les chantiers d’arrachage de betteraves sont sensibles aux risques de tassements du sol. Pour y remédier, limitez au maximum les passages d’engins et ajustez la profondeur d’arrachage. Les équipements à chenilles sont aussi conseillés, tout comme les pratiques agronomiques améliorant la portance.